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À VOS MARQUES! PRÊTS! SYDNEY.

On a toujours l'impression qu'il y a quelque chose à explorer en Australie (Patrick White)

CARTE DE VISITE

Sydney, vitrine de l'Australie. La mer, le modernisme, le BCBG, l'hygiène, le blues, l'aborigène en boutique, le kangourou en porte-clés, les dents blanches, l'haleine fraîche. Quand vous arrivez à l'aéroport de Sydney, la publicité le dit clairement : Kiss a non-smoker and you'll see the difference !!. Sydney est l'archétype de la cité australienne. C'est certainement également la plus spectaculaire en regard de Melbourne, plus fonctionnarisée. On la compare souvent avec San Francisco, sans les ponts, sans les côtes et les gais. La mer ici n'est jamais bien loin, entre deux maisons, en haut d'un pont, entre deux collines ou le long des innombrables criques, baies et anses très bien arrangées. Ici la plage est le prolongement des pavés et le businessman du coin doit trouver sa place entre la plage et le pub. Beaucoup de sydneysiders ont trouvé le moyen de ressembler aux deux. Ils vont au travail en bateau : moitié yuppie, moitié capitaine. Les moins riches prennent le bac des banlieues jusqu'au centre-ville. Ce qui donne au quidam local et à sa partenaire un petit air insolent…. Sans compter les Jeux Olympiques, du 15 septembre au 1er octobre qui font briller les yeux des passants honnêtes.

COMMENT SE RETROUVER

La ville de Sydney s'étend sur près de 100 km du nord au sud et presque autant du Pacifique au pied des montagnes Bleues. Pour vous repérez, rappelez-vous que la ville est coupée en deux, dans le sens est-ouest par le port et la baie, prolongée par la Paramatta River. Le centre-ville est situé au sud du port. En ville, il faut savoir que le Pont, Circular Quay et l'Opéra sont situés à la pointe nord de la City et que toutes les rues principales sont orientées nord-sud. Si vous êtes pressé, le moyen le plus rapide est de prendre le taxi aquatique.

Il existe aussi le Monorail (genre Disneyland) qui fait une boucle à hauteur de la City à hauteur du premier étage.

. Le Sydney Explorer et le Bondi and Bay Explorer permettent de suivre un circuit touristique préétabli en descendant et remontant à volonté dans le bus à 28 arrêts différents.

POUR DES VISITES FACILES

Le port : en excursions, en aller-retour, en catamaran ou en chaloupe.

Dans le centre-ville, les Victoria Buildings, le Parlement, l'Opéra, l'hôpital et les Hyde Park Barracks sont les seuls bâtiments de style vraiment spectaculaires, allant du victorien avec ses ferroneries pompeuses au géorgien colonial en passant par l'Australian Regency

Le Harbor Bridge avec son étonnant bâtiment de céramiques vertes de York Street. Pour avoir une vue d'ensemble de la ville, montez au sommet de la AMP Tower Center Point (structure la plus élevée du Pacifique Sud). George Street est l'artère principale qui s'étend du nord au sud entre Circular Quay et la Gare Centrale. Power House Museum (technologie, science, art décoratif). Sydney Opera House : la visite dure une heure ! La Pérouse Museum (une section « spécial aborigène » avec boomerang et cache-sexe ancestraux). State Library of New South Wales (bibliothèque avec fabuleuse collection de livres et manuscrits).

Vous pouvez faire dans l'aquatique et dans l'animalier. Prenez un tunnel de verre pour « checker » crocodiles, requins poissons et coraux (barrière de corail en plus petit). Taronga Zoo : pour les kangourous, koalas, émeus, wombats (locaux), bonne importation d'éléphants et de lions. Si vous vous sentez le pied léger, les Jardins Chinois sont les plus grands jardins chinois hors de Chine. Les autres parcs qui méritent une attention pédestre sont Hyde Park, The Domain et le Royal Botanic Gardens. Pour faire du Kodak devant des maisons qui se donnent des aires d'Hollywood, le quartier de Paddington. Pour une référence historique en matière de construction, le quartier de Surry Hills est celui des journalistes et des musiciens (fenêtre ouverte, on entend jouer du piano et taper à la machine). Pour l'attraction N01 à Sydney, c'est escalader le pont, sanglé, avec des chaussures antidérapantes.

DES PLAGES COMME LIEUX DE VIE.

Les plages de Sydney sont indissociables du tissu social. Contrairement à ce qu »on pourrait croire, on ne surfe pas à Sydney comme sur la côte de Galles du Sud ou du Queensland. Ici, c'est pour le social et l'art devivre.

Les plages de Bondi, de Campbell Parade, Tamarama, Bronte et Cogee sont d'excellents bacs à sable pour les beautés locales.Les plus sportives se nomment Manly, Dee Why, Palm Beach et Well Beach (paraît qu'il y a des stars !). Pittwater Bay abrite une autre série de plages et de criques un peu plus sauvages (nudisme fortement déconseillé).

HÔTELS SYMPAS

Lilianfels dans les Blue Mountains à Katoomba : un lodge tenu par un couple de Britanniques sans âge. Chambres avec vues imprenables, five o'clock tea, kangourous et koala près du lobby. Dans le centre-ville, le Hilton pour son Marble Bar, le Castlereagh Inn pour son ambiance surannée. Pour une belle vue du port, le Nikko Darling Harbour et pour un hôtel sur plage avec activités nocturnes, le Manly Pacific Royal. Pour un petit prix au centre-ville, le Pentura Pitt Street

LES RESTOS

Avec tous les immigrants européens, Sydney s'est découverte gastronome. Mais la spécialité de l'endroit, c'est la sea food, poissons et fruits de mer avec des huîtres extra bonnes.

Les quartiers offrant la plus grande concentration de restaurants sont The Rocks, China Town, Kings Cross, Oxford Street, Balmain, Double Bay et Newton. Pour en savoir plus, il y a un guide remis à jour régulièrement : The Good Food Guide de Leo Schofied, publié par le Sydney Morning Herald. Pour ceux qui n'ont pas le sou : Cheap Eats.

Comme grandes tables, citons les Claude's, Kable's, Paramount et Riberries Taste Australia (cuisine aborigène et chef français).

Pour la vue : The Bather's Pavilion, Catalina Rose Bay et Sydney Tower Restaurant (la vue est écoeurante dans le bon sens et la bouffe est écoeurante dans le mauvais sens).

LA NUIT

C'est aux pubs que ça se passe. Les plus chics sont dans les hôtels, les plus typiques sont dans le quartier des Rocks. Pour jouer les branchés, c'est à Balmain et Glebe que l'on rencontrera les Yuppies et leurs amazones. Pour les pubs avec ambiance musicale, consultez le programme tous les vendredis dans le supplément Métro du Sydney Morning Herald. Pour les discothèques : Kinselas (sur trois étages et hétéro), Cauldron (sur deux étages et gay) et DCM (hétéro sur un étage). Les amateurs de danse classique se retrouveront au Wharf tandis que les fans d'opéra et de musique classique ont leur bunker, l'Opera House. Le Théâtre Royal, le Capitol et Her Majesty's accueillent aussi bien le répertoire de Shakespeare que des comédies musicales. En été , le Sydney Fringe Festival et Shakespeare by the Sea sont deux festivals renommés.

A LIRE AVANT DE PARTIR

- Australie Guide Voir chez Libre Expression

- La Rive Maudite, naissance de l'Australie de Hugues Robert, éd. Flammarion.

- Pour les films : Mad Max, Crocodile Dundee et La leçon de piano montrent ce que les Australiens savent faire de pire et de mieux.

A LIRE PENDANT LE SÉJOUR

- The Sydney Morning Herald, The Australian, The Bulletin (hebdo), la version australienne de Newsweek. Il existe un mensuel en français basé à Sydney : le Courrier Australien. Pour les informations touristiques, se pencher sur This Week in Sydney.

Sites Internet :

- Fodor's Smart Travel Tips (en anglais) : tous les renseignements pratiques à connaître avant de partir. Adresse : http://www.fodors.com/stt.cgi?dest=Sydney@79

- Travelocity Destination Guide (en anglais) : renseignements pratiques et généraux, photos, cartes sur l'Australie dont Sydney. Adresse : http://www2.travelocity.com/destg/content/AU/ovr.html

- Gateway to Australia (en anglais) : site internet du Bureau de Tourisme de l'Australie. Adresse : http://www.aussie.net.au

BRÉSIL : A MA ZONE SENSIBLE

Amazone, Amazonie… ces deux mots à eux seuls sonnent magique…

Elles évoquent la conquête de l'imaginaire, la défense du poumon de la planète, la verdeur, le sauvage qui sommeille en nous, l'aventure… peut-être la liberté…

Pour décliner une croisière sur le fleuve Amazone, tout commence par Manaus et il faut être prêt.

Je veux dire par là qu'on doit être prêt pour courtiser cette ville qui est un des plus grands ports fluviauxau monde « organisé dans l'anarchie. » Anarchie architecturale qui cligne de l'œil sur des monuments coloniaux de haute voltige (Teatro Amazonas), rabattant ses paupières sur les contreforts du port qui regorge de mini bidons –villes organisés. Anarchie d'odeurs de caoutchouc brûlé ou de poissons grillés où le gringo va essayer la comida al kilo… où comment faire peser son poisson local avant de le faire fumer . Anarchie de vendeurs à la sauvette ou de faux Indiana Jones à la recherche de vrais touristes épris d'indiens dénudés. Anarchie musicale qui surfe aussi bien sur les rives du larynx à Céline, les jubilations d'une Bossa Nova ou les cas de surdité momentanée en présence du techno. A droite, une ancienne récite des poèmes en agitant au bout de ses doigts grêles une dentelle jaunie.. à gauche, un âne attend sous le soleil son maître qui n'en finit pas de trinquer… Au milieu, un, deux plusieurs bateaux qui nous attendent pour descendre ou remonter l'Amazone. Tout part de Manaus…

Et le circuit est toujours le même… qu'on aille du côté du Pérou… à gauche ou du côté de Belem et de l'Atlantique… à droite. Seule différence notoire : saison sèche ou pas. Pendant la saison sèche, les bateaux sont obligés de faire des détours… une sorte de slalom géant ou acrobatique entre les troncs, les pierres, les lagunes, les îles ou une maison sur pilotis qui s'est détachée.

Tout ici est lyrique donc grandiose…. S'arrêter au confluent du Rio Negro qui refuse de mêler ses eaux au fleuve roi et qui garde pendant des kilomètres sa couleur brune, refusant le jaunâtre de l'Amazone. Sur une berge, un enfant lance à manger à son alligator préféré; quelques pattes de poulet et des restants de conserves avec la boîte qui va avec…

Plus loin, des pêcheurs un peu éthyliques excitent le piranha en mettant au bout de leur hameçon un morceau de bœuf. C'est un de leurs cousins que l'on retrouvera plus tard à la tête d'un troupeau de bovidés affolés pour traverser une rivière infestée de ces poissons insatiables.

Sur le passage du bateau, il y a des villages qui défilent, certains habités par des caboclos, métis de blancs et d'indiens. A chaque escale, ils sont là pour discuter le prix d'un collier ou le tarif d'une photo. Les plus près de la nature vous emmènent pour quelques dollars visiter leurs pièges à serpents, à musaraignes ou à araignées. Les plus malins ont entrepris l'éducation d'un perroquet qui arrive à crier bonjour en 5 langues…

La nature défile ses couleurs qui empruntent toute la palette possible des verts. Amassis de lianes, papillons, moustiques géants, fougères géantes, bruits et cris animaliers suspects et géants, tout y est…

Mais on ne risque rien sur un bateau…

D'un seul coup un orage…à la brésilienne.

Court, violent.

Les verts se changent en gris, les fougères se plient, les perroquets deviennent muets, les araignées tremblent sur leur toiles, mon hamac est trempé… Il faudra le tordre trois fois…

Quand le soleil réapparaît, c'est pour aller se coucher… Le bateau s'avance alors dans les dérives de la nuit… Apparaissent seulement les silhouettes des verdeurs amazoniennes.

On s'arrête dans un village qui chante etdanse le carimbo… On vient de marier la plus jeune… un tambour sonne la noce, des cris sonnent la charge nuptiale. Sur la couche des futurs, on a éparpillé des centaines d'orchidées. Et on boit, on boit…

Au balcon d'une maison à moitié défoncée, au dessus de l'eau, un perroquet et un lézard jouent au Scrabble; 7 lettres avec un z qui compte triple : A.M.A.Z .O.N.E…

Ici, dans cette partie du monde, tout est possible, avec la cachaça (alcool de canne brut) comme témoin.

C'est la nuit et la zone sensible s'étale encore un peu.

Quand on arrive à Belem, on semble ravi… Les bateaux n'étant pas d'un confort sous haute-surveillance et le menu toujours surpervisé par des féculents,l'hôtel devient un eden en forme de couchette et le simple tok-tok un havre gastronomique où se battent tous les crabes possibles et inimaginables, qu'ils viennent de la terre, de la mer ou du fleuve.

Si Manaus est à tendance anarchique et fiévreuse, Belem se veut beaucoup plus sereine. La vieille ville, tout autour du port est très fière de ses bâtisses portugaises, de son marché Ver-O-Peso (l'un des plus beaux du Brésil et où l'on trouve l'artisanat le plus intéressant de la région amazonienne) et de nombreux parcs où les amoureux sont légion. Dans cette ville qui se vante de compter plus de 60% de féminité, on retrouve les piranhas, qui, dans l'argot local, désigne les femmes à l'arête et l'écaille légères. Certaines, entre deux mâles de passage, font un tour discret et rapide dans une des nombreuses églises que compte la ville, dont la Basilique de Nossa Senhora di Nazaré.

Cette sérénité de fait s'arrête pendant le mois d'octobre, là où est fêté le Cirio de Nazaré, une fête religieuse et profane à la fois. On vient de tout le Brésil pour assister à la dévotion envers la Vierge Noire (processions immenses à travers la ville avec banquet populaire dans la cathédrale et processions fluviales, de jour comme de nuit).

C'est ainsi que certains touristes, impressionnés par autant de méli-mélo populaire, se jettent sur les premiers bateaux, non pas pour revenir à Manaus, mais pour découvrir les îles qui sont un peu plus loin…l'île aux perroquets, qui comme son nom l'indique est plutôt bruyante, l'île de Mosqueiro (le St Tropez de Belem rejoignable par bateau à aubes), l'île de Combu sur la rivière Guama et l'ile de Marajo, paradis des buffles, des papillons, des chevaux, des bœufs et des loutres. Le tout entouré d'une nature que se partagent plages désertes, forêts de manguiers et igarapés.

Une Amazone sensible qui n'est alors plus très loin de la mer.

Notes de voyages.

Le Brésil se mérite, même avant le séjour. Il faut un visa pour les citoyens canadiens qui en coûte 72$ si le visa est demandé en personne. 90$ si le visa est demandé par un agent de voyages, un intermédiaire, la poste ou le service de courrier. Pour l'obtenir, il faut montrer patte blanche ou patte en moyens. Il faut une preuve d'emploi (lettre de la compagnie ou relevé de paie). Pour les travailleurs autonomes, copie du rapport d'impôt. Pour les retraités, présentation de sources de revenus. L'étudiant doit présenter une copie lisible de sa carte d'étudiant. Une preuve de ressource financière (copie de relevé de compte bancaire) et une copie du billet d'avion aller-retour. Si le consulat le juge, le candidat pourra passer une entrevue avant d'obtenir le visa

Tél : 514 499 0968http://www.total.net/~consbras

Pour rejoindre le Brésil par avion et pour en connaître plus sur le Brazil Air Pass www.varigbrasil.com/english 1 800 468 2744. 1 vol hebdomadaire au départ de Toronto le jeudi partagé avec Air Canada

Pour des informations sur la région

www.amazonlink.com.br

www.cinbesa.com.br/belemtu

www.ecotourism.org.br

Toutes les sortes de bateaux sont disponibles au départ de Manaus. Départs entre 6 et 7 h le matin ou vers 18 h le soir… Pour les caboteurs avec hamac, à partir de 60$ US par jour (3 repas) bière Antartica en sus. Bateaux de la compagnie Enasa (l'Ayapua est encore le plus confortable)

Sinon, des bateaux très luxueux parcourent le fleuve. Il y a un site internet qui répertorie tous les types de croisières, via le Pérou ou Bélem (itinéraires et tarifs) www.smallshipcruises.com